Le_Diamant.JPG

Sa ou fé? Bienvenu en Martinique.

Parti d’Antigua mardi dernier, j’atterri sur l’aéroport du Lamentin en Martinique vers 9.10am. Soleil toujours aussi magnifique, 26°C ambiant. Ka fé cho ! Je me suis installé dans un studio chez l’habitant au port du Marin. Famille très sympathique ! J’ai trouvé trois jours de travail cette semaine dans une boîte de location, voir plus si affinité.

Comme promis, je vous fais part d’une première partie de mon carnet de bord. Je commence par le départ de Port Camargue, jusqu’à Antigua. Il y aura surement pleins de faute d’orthographe, n’y faites pas attention. C’est le contenu, qui compte !!! Bonne lecture.

Départ de Port Camargue le vendredi 7 novembre 2008 sur les coups de 12h.

Nous quittons enfin Port Camargue (Port Macabre ou Port Carnage ça marche aussi !), après avoir fais le plein de diesel à la pompe : 600l environ. Et oui, c’est qu’on peut en mettre dans un cata ! Nous sommes sortis du port, on croise quelques plaisanciers et pêcheurs. Nous les saluons. Le soleil rayonne enfin tel un bel automne méditerranéen. Je suis en t-shirt, nu-pied pour ma part et polaire pour les autres. Nous sommes toujours au moteur, une pétole monstrueuse nous attend ses prochaines heures. Alex et Virginie profitent des derniers moments de portable pour téléphoner. Melwyn fait déjà une sieste et moi pensif. J’ai du mal à me dire : ça y est on est parti jusqu’aux Canaries pour de bon, non-stop, enfin je l’espère ! Ca fait une sensation bizarre de voir s’éloigner la côte petit à petit et puis pouf, plus rien pendant une dizaine de jours. En attendant que le vent se lève, je me porte volontaire pour grimper au mât. On n’avait pas eu le temps, de protéger les points de raguage sur les barres de flèche, afin de ne pas abîmer les voiles. Je m’équipe d’un bodrier d’escalade. La GV n’étant pas hissé, je l’utilise pour m’assurer. Enfin près, j’escalade le mât avec Alex en bas reprenant le mou de la drisse. Aprés un bon quart d’heure d’ascension, je suis en tête a une vingtaine de mètres au-dessus de l’eau environ. La vue en haut est impressionnante ! Je me fais quand même un peu balloter. Après avoir fait la vérif de la tête de mât, je descends au niveau des barres de flêches. Je les entoure de Greytape puis je redescends sur le pont. Ce fut un grand moment ! Après 3 bonnes heures de moteur, le vent se lève enfin NE entre 10 et 15 nœuds. On hisse la GV avec Melwyn. « Oh bas dis donc, c’est qu’il n’est pas petit le mat ». « Ca change de Ty Champ’ !! » Je déroule le génois puis borde l’écoute. Melwyn est à la barre se met au bon cap (190°). Nous sommes travers au vent. Ha yes ! Ca y est on est enfin sous voiles. Enfin plus de bruit de moteur, le ruissèlement de l’eau sur la coque se fait enfin entendre. Fazzio accompagnent timidement à 5-6noeuds notre premier coucher du soleil. Je savoure ce premier couché de soleil. Durant la nuit, on fonctionne par quart. C'est-à-dire qu’on veille à tour de rôle à la bonne marche du bateau. Nous faisons des quarts, seul, d’une heure et demi. Ce qui nous fait des cycles de sommeil de 4h30. Pour toutes manœuvres sport pendant des conditions météo peu propice, je fonctionne avec Melwyn qui dort à l’intérieur dans le carré.

Lundi 10 novembre

Il est 4h30, je viens juste de prendre mon quart. On est malheureusement au moteur. Il y a que 9 nds(nœuds) de vent au SSW, pile poil dans le nez. C’est impossible de tiré des bords, sinon on ne gagnerait pas de terrain sur notre route. Nous avons seulement parcouru 190Mn (Mille nautique). A mon levé, j’assiste à un magnifique couché de lune. Elle est d’une couleur rougeâtre et d’une taille exceptionnelle. Son reflet, donne l’effet d’un serpent de mer rampant sur l’eau. La nuit devient sombre, j’effectue une veille tour d’horizon. Je surveille un cargo qui fait route de collision. Il se trouve à 5-6 Mn, il a plus de vitesse, il nous passe devant sans problème. La nuit est douce, il fait environ 13°C. Nous nous situons entre Ibiza sur babord et la côte espagnole aux environs de Valence sur tribord. Nous faisons la navigation sur Maxsea, un logiciel de nav très pratique. Toutes les cartes marines du monde sont enregistrées sur l’ordi. On peut calculer notre route selon nos waipoints enregistré. Il nous calcule notre distance parcouru, ce qui nous reste à faire, le jour et l’heure approximative d’arrivée selon la vitesse instantanée du bateau…Bref Maxsea c’est top ! Nous sommes à 376Mn de Gibraltar pour 300Mn effectué depuis Port Camargue. Nous serons à Gibraltar dans deux jours environs. Le Vendée Globe est parti voilà plus de 15h. Ils sont en plein cœur d’une dépression dans le Golfe de Gascogne. Nous sommes clairement dans deux systèmes météo différents. Si on touche plus de vent nous serons surement sur leur route passée Gibralatar. Ca serait trop bien qu’on puisse les apercevoir ! Pour ma part, c’est la fin de mon quart. Je laisse la place à Alex. Bonne nuit !