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Arrivée aux Canaries

Nous sommes le 19 Novembre, il est environ 19h quand un p’tit bout de terre commence à pointer le bout de son nez. Nous assistons à un magnifique coucher de soleil assez nuageux entre Ténérif et Gran Canaria. Nous sommes à 30 Milles de Las Palmas. Le vent mollit de plus en plus. C’est terrible ! Avant de manger on allume un des deux moteurs car nous avons plus beaucoup de carburant après douze jours de mer. Nous avançons péniblement entre trois et quatre nœuds alors que la côte commence à se dévoilé petit à petit sous nos yeux. Après manger, Melwyn et moi allons se couché afin de pouvoir être d’attaque pour l’arrivé, estimé dans trois/quatre heures.

Puis au bout d’une demi-heure n’arrivant pas à fermer l’œil grâce à l’excitation, dû à l’arrivée, je me levai voir Alex et Virginie. Le vent s’était légèrement levé, il y en avait suffisamment pour que le genneaker porte ainsi que la grand-voile. C’était assez impressionnant l’approche de Gran Canaria car l’île est très montagneuse. Au loin, les lumières de Las Palmas formèrent comme un immense dôme lumineux. La ville de Las Palmas est la seule grande mégalopole de l’île. Le restant de l’île a su conservé sa nature et son état sauvage. Les trois-quarts de la population vivent à Las Palmas. Elle se compose d’un véritable brassage ethnique : européens, asiatique, indoue et américain-latino.

L’atterrissage au port se fait sans problème. Le chenal d’accès est assez large pour permettre aux ferries ou aux paquebots d’accoster sans soucis. Nous progressons lentement dans le port afin de pouvoir préparer pare-battages et haussières. Nous nous amarrons aux pontons des douanes : « Las Autoridas de Puerto de Las Palmas » pour la nuit afin de pouvoir faire les papiers d’immigrations dés 9h le lendemain.

Il est 23H45 quand nous pouvons poser pied à terre. Cela fait 12 jours exactement que ça ne nous est pas arrivé. Ca y est on peut trinquer au Porto à cette première partie d’une petite croisière sympathique. Mine de rien on est tous les quatre bien fatigué. Car depuis Gibraltar, les conditions ne fut pas de tout repos. Mais ça fait quand même du bien de retrouver un peu la civilisation. Même si à cette heure là, il n’y a pas grand monde !! Ce n’est qu’une première approche ce qui n’est pas plus mal.

Le lendemain matin ce fut une grosse journée car le programme est assez chargé : papiers administratif, Texacos (faire le plein de carburant), dessalage et grand toilettage de Fazzio, internet.

La marina de Las Palmas est immense. Il y a plus de 1300 places à flot. Malheureusement on tombe le mauvais we car le 23 il y a la course de l’ARC (Atlantique Rallye for Cruisers) qui prennent leur départ pour une transat. Ils ont réquisitionné plus de 200 places. Du coup ce fut un cirque pas possible pour nous trouver une place à quai. Au final, la capitainerie nous plaça dans le bassin avec les autres catas de l’ARC.

Une fois amarrée nous commencions le nettoyage du bateau du fond en comble. Sur notre babord, il y avait un bateau allemand avec cinq hommes à bord sans grand intérêt visiblement. Par contre sur notre tribord, il y avait un cata de 50 pieds avec à son bord un équipage style « Erasmus ». Il y avait les propriétaires Joe et sa femme des Sud-Africains. Ca fait sept ans qui voyagent autour du Globe. Amy, une écossaise de 18ans, jouant pas mal d’accordéon, très sympathique. Il y avait aussi un couple de polonais et deux français Hans et Guillaume. Ce fut vraiment drôle car il s’avère que Melwyn les connaissait bien. Ce fut donc tout de suite la bonne entente. On se raconta, chacun nos expériences. Un équipage jeune et dynamique !

Le lendemain nous bricolions le bateau, faire les quelques réparations qu’il y avait à faire et puis l’après-midi, avec Melwyn, nous allions faire quelques courses et surtout nous allions sur internet. C’est génial de quitter l’ambiance du port, très pesante car c’est qu’une ambiance de frique, je n’aime pas ça. Il y a de nombreux yacht, des bateaux d’un luxe exagéré, d’une longueur monumentale. C’est une ambiance très britannique ! Il sont bien lon les petits port breton bien sauvage!

Nous passions pas mal de termps sur le net, c’est cool de pouvoir lire les nouvelles de ses proches, de découvrir les péripéties du Vendée Globe et puis de se mettre un peu au courant de l’actualité.
Malheureusement, elle ne change jamais, les médias parle toujours de la même chose. Apparament je n’ai rien manqué mise à part peut-être l’élection de Obama.

Après avoir manger nous sortons avec une partie de l’équipage de Free To Be Hans, Guillaume et Amy. Nous allons dans un bar de nuit. C’était génial, il y avait une soirée étudiante Canarienne. On s’est bien éclaté. Ici ils vendent la Tropical (Kronenbourg local) à 1,5€. Les boissons sont bien moins chères qu’en France, ça fait bizarre car ils fument toujours dans les bars eux.

Le lendemain samedi, grosse mission Carrouf , afin de pouvoir faire un bon ravitaillement avant de partir. Je pars avec Virginie et Hubert, (un ami de Virginie qui va nous accompagné pendant la traversée). On y passa plus de trois heures, ce fût horrible. Comme c’étais le week-end, il y avait énormément de monde, des familles et leurs gamins qui couraient partout. On sortit de là trois heures après, avec trois énormes caddies rempli à ras-bord. Seul point positif j’ai réussi à me trouver des tongues à 5,50€. On rentra en taxi jusqu’au port puis on sorti l’amas de course dans le bateau.

L’après-midi, avec Melwyn nous occupions de la mission lessive pendant que Virginie rangea toute la bouffe à l’intérieur des coffres du bateau. Nous avons quand même rempli à nous seul quatre grosses machines ! Ca fait du bien de retrouver des affaires propres !

Le soir nous nous faisons un bon p’tit resto pour prendre des forces pour le grand départ de demain !

Départ de Las Palmas

Le lendemain, dimanche 23 novembre, nous préparons le départ pour la traversée. Nous faisons le dernier plein d’eau, les dernières bricoles, les derniers nettoyages, un peu de rangement dans une ambiance orchestrale. Car pendant toute la matinée, il y a un orchestre qui fait le tour du port, en disant au revoir aux navigateurs. C’est une ambiance assez festive. C’est marrant car, c’est comme si on faisait parti de la course. Les bateaux de l’ARC quittèrent la marina vers 11h30 sous les applaudissements et les cornes de brume. Nous nous les laissons partir devant, puis ce fut à notre tour une heure après. Nous larguions les amarres vers 13h. On a eu un petit souci technique car, en partant, notre ancre est restée bloqué au fond du port. Elle ne voulait pas remonté car elle s’était coincée dans la ligne de corps-mort. Le plongeur aussitôt prévenu, vient sur place pour nous la débloquer. En un quart d’heure, ce petit incident était résolu. Une demi-heure après nous quittions Las Palmas sous spi, GV haute pleine balle à la poursuite des derniers concurrents de l’ARC.

Ca y est cette fois-ci, nous somme bien partie pour cette première transat tant attendue. Ca faisait si longtemps que j’attendais ce moment là. Un de mes rêves d’enfance ! Ca fait vraiment du bien de quitter Las Palmas. Cette ambiance de frique m’a écœuré. Mise à part ça, cette escale nous a aussi fait du bien même si c’étais speed. Ca nous a permis de se dégourdir les pâtes pendant trois jours, donner quelques nouvelles en France et surtout se faire un bon resto. Par contre la prochaine fois que j’y retournerai, je prendrai plus de temps de visiter l’archipel et j’éviterai la grande mégalopole de Las Palmas.

Ca fait maintenant prés de trois heures qu’on a quitté Gran Canaria, on a enfin retrouvé notre tranquillité, digne d’une belle croisière à bord de Fazzio. On commence à doubler les retardataires de l’ARC. Fazzio file à 8-9nds de moyenne, à croire qu’il avait besoin de se lâcher en sortant du port ! La première nuit fut sympa car les feux de mât des bateaux qui nous entouraient essayaient de taquiner le magnifique ciel étoilé. C’est comme si il y avait pleins de petites lucioles autour de nous.

Je restai un peu dehors, la tête dans les étoiles je me laissai envahir par toutes mes belles pensées puis je vais me couché pour trois heures avant de commencer mon quart.

Bonne nuit les petits !!!

Arrivée aux Canaries

Retour de course

Trois des cinq enfants de Cat Mousses

Free To Be cruiser's

Départ en fanfare